Jessica Thivenin

Jessica Thivenin après son divorce : quand le corps et la tête finissent par lâcher

Une séparation peut te laisser suffisamment fonctionnel pour aller travailler, répondre aux messages et t’occuper de tes enfants, tout en te détruisant lentement de l’intérieur. C’est ce que rappelle le témoignage de Jessica Thivenin dans le podcast BOUM BOUM d’Alexandra Roost, diffusé le 11 octobre 2026. Près d’un an après l’annonce de sa rupture avec Thibault Garcia, la personnalité de téléréalité décrit des pleurs permanents, des nuits sans sommeil, la prise d’anxiolytiques et une perte de six kilos.

Son cas reste un témoignage personnel. Il ne permet ni de diagnostiquer ce qu’elle a traversé ni d’expliquer les causes de son divorce, sur lesquelles il serait hasardeux de broder. Ses paroles mettent toutefois des mots concrets sur une réalité que beaucoup d’hommes connaissent après une séparation : le moment où le choc sentimental commence à dérégler le sommeil, l’alimentation, le travail et la capacité à penser correctement.

« Je pensais ne jamais me relever »

Dans l’entretien, Jessica Thivenin explique avoir cru qu’elle ne se remettrait jamais de cette séparation. Elle raconte qu’elle pleurait jour et nuit, ne dormait plus et avait perdu six kilos alors qu’elle était déjà mince. Elle revient aussi sur l’effondrement de son projet familial, auquel elle s’était longtemps accrochée. Quelques mois plus tard, son discours a changé : elle dit avoir retrouvé une vie qui lui convient et se sentir aujourd’hui heureuse.

Le raccourci médiatique consisterait à ne garder que la transformation spectaculaire : elle était au fond, elle va mieux, fin de l’histoire. Ce qui mérite davantage d’attention se trouve entre les deux. Pendant une période, son organisme ne suivait plus. La souffrance n’était plus limitée à des pensées tristes ; elle avait envahi ses nuits, son appétit et son corps.

Chez un homme, l’effondrement prend parfois une forme moins visible. Certains pleurent peu, parlent encore moins et compensent par le travail, l’alcool, le sport excessif, les aventures sans lendemain ou les heures passées sur le téléphone. Ils donnent l’impression de gérer alors qu’ils ne dorment presque plus, mangent n’importe comment et vivent dans une agitation permanente. Le silence masculin n’atténue pas la violence du choc. Il la rend seulement plus facile à ignorer.

Quand ton corps envoie la facture

Une baisse de moral après une rupture n’est pas automatiquement une dépression. La distinction doit rester médicale. L’Assurance Maladie cite néanmoins parmi les symptômes qui doivent alerter une dégradation durable du sommeil, une perte d’appétit ou de poids, une fatigue intense, une perte d’intérêt, des difficultés de concentration et une vision très négative de l’avenir. Lorsque plusieurs de ces signes persistent et perturbent sérieusement le quotidien, attendre que cela passe par fierté devient une mauvaise décision.

Tu peux avoir envie de prouver que tu es solide, surtout si ton ex te voit déjà comme celui qui a perdu pied. Pourtant, continuer à fonctionner en mode dégradé ne protège ni ta dignité ni tes intérêts. Le manque de sommeil altère le jugement. L’épuisement augmente l’irritabilité. Une alimentation chaotique affaiblit encore davantage un organisme déjà soumis au stress. Dans cet état, un simple message de ton ex peut déclencher une réponse que tu regretteras, et une décision financière ou parentale banale peut devenir ingérable.

La première reprise de contrôle consiste donc à traiter les faits : combien d’heures dors-tu réellement, combien de repas sautes-tu, quelle quantité d’alcool bois-tu, arrives-tu encore à travailler et à t’occuper correctement de tes enfants ? Ces questions sont moins flatteuses qu’un grand discours sur la résilience, mais elles donnent une image plus honnête de ton état.

Les anxiolytiques ne sont pas un plan de reconstruction

Le fait que Jessica Thivenin évoque la prise d’anxiolytiques ne permet pas de savoir quel médicament lui avait été prescrit, à quelle dose ni pendant combien de temps. Il faut donc s’en tenir à son témoignage. D’une manière générale, ces médicaments peuvent être utiles dans certaines situations lorsqu’ils sont prescrits et suivis par un médecin. Ils ne règlent cependant pas, à eux seuls, la cause de la souffrance.

L’Assurance Maladie rappelle que les benzodiazépines utilisées contre l’anxiété peuvent entraîner une dépendance physique et psychique et que leur arrêt doit être progressif, avec un accompagnement médical. Si tu en prends, ne modifie pas les doses et ne stoppe pas brutalement ton traitement pour te prouver que tu peux t’en passer. Parle au prescripteur de ton sommeil, de ta consommation d’alcool, de tes effets secondaires et de l’évolution de ton état.

Le même raisonnement vaut pour l’alcool, le cannabis et les somnifères récupérés auprès d’un proche. Un soulagement de quelques heures peut masquer une aggravation générale. Tu as besoin de retrouver des capacités stables, pas de traverser tes journées dans le brouillard.

Que faire pendant les premières semaines difficiles ?

Tu ne vas pas réorganiser toute ton existence en quarante-huit heures. Commence par sécuriser le minimum vital et supprime les comportements qui entretiennent la crise. Un plan simple vaut mieux qu’une liste ambitieuse abandonnée dès le troisième jour.

  • Prends rendez-vous avec ton médecin traitant si tu ne dors presque plus, si tu maigris rapidement, si tu n’arrives plus à travailler ou si ton état dure. Décris des faits précis plutôt que de dire seulement que tu vas mal.
  • Préviens une personne fiable. Choisis un frère, un ami ou un proche capable de t’écouter sans alimenter la guerre contre ton ex. Demande-lui de prendre régulièrement de tes nouvelles.
  • Cadre les échanges avec ton ex. Si vous avez des enfants, conserve une communication courte et factuelle sur les sujets nécessaires. Évite les règlements de comptes au milieu de la nuit.
  • Rends ton hygiène de vie mesurable. Note tes heures de sommeil, tes repas, ton alcool et ton activité physique pendant une semaine. Tu verras rapidement ce qui se dégrade.
  • Ne transforme pas les réseaux sociaux en salle d’interrogatoire. Surveiller chaque abonnement, chaque sortie et chaque nouvelle relation supposée maintient ton cerveau dans l’histoire que tu essaies justement de quitter.

Si tu es père, les périodes sans tes enfants peuvent accentuer brutalement le vide. Prépare ces journées avant qu’elles arrivent : travail, sport raisonnable, repas avec un proche, rendez-vous médical ou activité prévue. Le but n’est pas de remplir chaque minute, mais d’éviter de passer quarante-huit heures seul à regarder la vie de ton ex. Notre article sur la stabilité du père après le divorce peut t’aider à construire un rythme tenable.

Reprendre le contrôle sans nier ce qui s’est passé

Avec le recul, Jessica Thivenin explique avoir réinventé son organisation : une semaine tournée vers ses enfants, puis une semaine davantage consacrée à sa propre vie. Cette adaptation ne gomme pas les mois difficiles. Elle montre qu’un nouveau quotidien peut finir par devenir habitable, même lorsqu’il paraissait inconcevable au moment de la rupture.

Pour un homme, la reconstruction commence souvent lorsque l’énergie cesse d’être absorbée par l’analyse permanente de son ex. Tu n’as pas besoin de comprendre chacun de ses gestes pour reprendre ta place. Si le jugement est rendu mais que ton corps reste en alerte, l’article consacré à la peur persistante après le divorce prolonge cette réflexion. Tu peux ensuite passer à une vision plus longue avec un plan de reconstruction sur six mois, à condition d’avoir d’abord stabilisé ta santé.

Si des pensées suicidaires apparaissent, appelle le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En cas de danger immédiat, appelle le 15 ou le 112. Dans ce moment-là, il n’y a aucune médaille à gagner en restant seul.

Ton action pour aujourd’hui est volontairement modeste : écris sur une feuille ton nombre moyen d’heures de sommeil, ton évolution de poids, ta consommation d’alcool ou de médicaments et le nom d’une personne que tu peux appeler. Si le bilan est mauvais, prends un rendez-vous médical. La reconstruction viendra ensuite ; elle repose d’abord sur un homme capable de dormir, de manger et de penser assez clairement pour décider de la suite.

Sources et références

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